31 juillet 2009
Les 6 caractéristiques de ce que nous sommes vraiment
1- infini
2- vide : vacuité claire, immaculée
3- plein : parce que c'est vide, c'est immédiatement plein du monde, les choses, objets et pensées qui vont et viennent
4- impérissable : au centre, chacun de nous est le contenant impérissable, immuable de tout ce qui périt
5- la conscience même au centre : la conscience se trouve au centre et seulement là
6- immobile : ce que vous êtes est l'immuable qui meut le monde, le moteur immobile du monde
27 juillet 2009
Nous ne nous souvenons plus que nous sommes l’artisan du jeu.
2006, 2007, 2008, 2009
La force du je(u)
La vérité n’est pas négociable. C’est en ignorant cela que l’illusion s’est installée et que nous lui avons permis d’exister.
À présent, nous avons oublié notre implication. Nous ne nous souvenons plus que nous sommes l’artisan du jeu. Il est devenu comme une seconde nature. Nous avons beau nous débattre pour nous en défaire, rien n’y fait.
Difficile de se défaire d’une croyance tout en continuant d’y
croire.
Nous sommes dans une comédie et nous jouons à l’espoir qu’elle s’arrête.
C’est un peu comme si nous courions en vue de nous attraper et de nous stopper.
La vérité n’est pas négociable. C’est tout ce qu’il nous faut “Voir”.
le 12 juin, 2009
Et aussi, un autre billet :
À travers la perte*, nous pouvons Voir et reconnaître le “grain de l’univers”. Alors que nous pensons qu’il ne reste rien, c’est ici que nous pourrions rencontrer “ce” qui existe vraiment.
Bien qu’il y ait des gestes, le corps ne produit rien, n’ajoute rien et retourne à l’immobilité.
Bien qu’il y ait des sons, la parole ne produit rien, n’ajoute rien et retourne au silence.
Bien qu’il y ait des pensées, l’esprit ne produit rien, n’ajoute rien et retourne à la présence.
21 juillet 2009
La lecture et le sens vont varier selon celui qui lit , mais le papier est le facteur commun, toujours présent
Nisargadatta Maharaj
(Une petite "perle" trouvée sur
http://perlesdebonheur.blogspot.com/2009/07/ce-qui-ne-change-jamais-lecran-ou-le.html )
09 juillet 2009
"54 expériences de spiritualité quotidienne" par José Le Roy

Les dessins sont des outils qui touchent parfois plus efficacement que des mots. Le livre
"54 expériences de spiritualité quotidienne" par José Le Roy et Lorène Vergne qui est sorti récemment comprend plusieurs dessins nous ramenant à ce que nous sommes. Certaines expériences proposées dans ce livre sont à faire en groupe.
http://www.amazon.fr/Exp%C3%A9riences-spiritualit%C3%A9-quotidienne-Roy-Jose/dp/2351180372
Certaines d'entre elles sont aussi disponibles sur le site de la "Vision sans tête" :
http://www.headless.org/old-pages/French/main_fr.html
plus précisément :http://www.headless.org/old-pages/French/experiments_fr.htm
Le site en présente d'ailleurs une, faisant appel au sens du toucher, que je ne retrouve pas dans le livre. Je cite :
EXPERIENCE DU TOUCHER
par Steve Munroe.
Voici une expérience inspirée par le merveilleux travail de Douglas. Non seulement nous revêtons l'apparence de ce que nous voyons et entendons, mais nous revêtons également la texture de tout ce que nous touchons, comme nous pouvons tous le vérifier en faisant l'expérience suivante :
Étendez votre index et faites-le toucher n'importe quel objet ou surface à votre portée, peu importe ce que c'est : la chaise, le tapis, vos vêtements, n'importe quoi.
Quelle est exactement cette sensation ?
Est-ce que vous sentez le bout de votre doigt d'une part, et l'objet touché de l'autre ? Ou n'y a-t-il pas plutôt une seule sensation présente, celle de l'objet touché ? La texture du tissu, la surface lisse du bois.
N'est-il pas vrai que le bout de votre doigt s'est magiquement transformé en l'objet que vous touchez ?
Le bout de votre doigt est cet objet !
Le bout de votre doigt doit être vide de lui-même pour pouvoir enregistrer la texture de l'objet.
En fait, il en va de même pour toute votre peau, sur l'ensemble de votre corps, et bien sûr la même chose est vraie pour tous vos sens.
Voici donc une autre façon de nous faire percevoir notre véritable nature qui est vacuité, espace d'accueil pour le monde.
Louis Lavelle
José LeRoy a publié hier dans son merveilleux blog un extrait de Louis Lavelle, « La présence totale ».
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2009/07/08/14338306.html
Louis Lavelle est un philosophe français du XXe siècle qui s'intéressait particulièrement à la philosophie de l'esprit.
Je me permets de reprendre sa citation :
"Il y a une expérience initiale qui est impliquée dans toutes les autres et qui donne à chacune d'elles sa gravité et sa profondeur : c'est l'expérience de la présence de l'être. Reconnaître cette présence, c'est reconnaître du même coup la participation du moi à l'être.
Personne sans doute ne peut consentir à cette expérience élémentaire, en la prenant dans sa simplicité la plus dépouillée, sans éprouver une sorte de frémissement. Chacun avouera qu'elle est primitive, ou plutôt qu'elle est constante, qu'elle est la matière de toutes nos pensées et l'origine de toutes nos actions, que toutes les démarches de l'individu la supposent et la développent. — Mais, cette constatation une fois faite, on passe vite : il suffit désormais qu'elle reste implicite ; et nous nous laissons attirer ensuite par les fins limitées que nous proposent la curiosité et le désir. Ainsi notre conscience se disperse ; elle perd peu à peu sa force et sa lumière ; elle est assaillie de trop de reflets ; elle ne parvient pas à les rassembler parce qu'elle s'est éloignée du foyer qui les produit.
Le propre de la pensée philosophique est de s'attacher à cette expérience essentielle, d'en affiner l'acuité, de la retenir quand elle est près d'échapper, d'y retourner quand tout s'obscurcit et que l'on a besoin d'une borne et d'une pierre de touche, d'analyser son contenu et de montrer que toutes nos opérations en dépendent, trouvent en elle leur source, leur raison d'être et le principe de leur puissance.
Mais il est difficile de l'isoler pour la considérer dans sa pureté : il y faut une certaine innocence, un esprit libéré de tout intérêt et même de toute préoccupation particulière. Savoir qu'elle existe, ce n'est pas encore en réaliser la plénitude concrète, ce n'est pas l'actualiser et la posséder.
La plupart des hommes sont entraînés et absorbés par les événements. Ils n'ont pas assez de loisir pour approfondir cette liaison immédiate de l'être et du moi qui fonde chacun de nos actes et lui donne sa valeur : ils la soupçonnent plutôt qu'ils ne la sentent ; elle n'est jamais pour eux l'objet d'un regard direct, ni d'une conscience claire ; et si parfois leur pensée vient à l'effleurer, ce n'est qu'un contact passager et dont le souvenir s'efface vite.
Mais celui qui par contre a saisi une fois dans un pur recueillement et comme l'acte même de la vie la solidarité de l'être et du moi ne peut plus détacher d'elle sa pensée : le souvenir de ce contact en renouvelle la présence qui ne cesse plus d'ébranler son esprit et de l'éclairer. Que l'on ne dise pas que cette expérience est évidente et qu'elle doit être faite, mais qu'elle est stérile si on ne la dépasse pas aussitôt : elle contient en elle tout ce que nous pouvons connaître. Dès qu'elle est donnée, notre vie retrouve son sérieux essentiel en renouant ses attaches avec le cœur du réel, notre pensée, au lieu, comme on le croit, de s'appauvrir et de se vider, acquiert la certitude et l'efficacité en découvrant, dans chacune de ses démarches, l'identité de l'être qu'elle possède et de l'être auquel elle s'applique."
Louis Lavelle; La présence totale
08 juin 2008
La nature et Notre Nature
Le mental se clarifie et s'éteint.
Il ne reste plus que la Vie en nous et autour de nous.
En fait, il n'y a même plus de nous. Il n'y a plus qu'Amour, Joie profonde, ou "Etre-Conscience-Béatitude".
Alors réintroduisons l'homme dans la nature comme le dit cette pub :

19 mars 2008
Eckhart Tolle et Oprah Winfrey
une animatrice très célèbre aux Etats-Unis de talk-show. Depuis
qu'elle a parlé de lui, ses livres sont devenus des best-sellers aux
Etats-Unis (2nd chez Barnes and Nobles en ce moment). Les
enseignements d'Eckhart Tolle, notamment dans son premier livre -Le
Pouvoir du Moment Présent- seront familiers à tous ceux qui pratiquent
un regard intérieur sur leurs sensations corporelles, leurs pensées,
leurs émotions (méditation).
Dans son nouveau livre -Une Nouvelle Terre-, il développe davantage
les implications de la nouvelle conscience qui émerge avec cette
pratique sur la société. Chaque semaine pendant 10 semaines, Oprah
Winfrey examine un chapitre du livre avec l'auteur, et en répondant
aux questions de téléspectateurs sur Skype ou par email ou téléphone.
Les émissions ont lieu, en anglais, le lundi à 8.00 pm CST (US)
(c'est-à-dire le mardi à 2h puis 3h du matin en France), mais peuvent
être téléchargées par la suite en format Quicktime (ou iPod). Ils en
sont à la deuxième émission.
Cette émission a été regardée par 2 millions de personnes dans le
monde. Un évènement sur le coeur de l'enseignement du Bouddha (et du
plus profond de la plupart des enseignements religieux) qui touche
autant de monde est pour le moins extra-ordinaire.
Pour télécharger :
http://www.oprah.com/obc_classic/webcast/archive/archive_download.jsp
Evidemment, c'est en anglais, mais si vous comprenez un peu, cela vaut
peut-être le coup d'y jeter un oeil.
05 novembre 2007
Poèmes de Ryokan
Source : http://perso.orange.fr/chemin/ryokan.htm
Moine Zen
(poète et calligraphe)
1758-1831
J'habite une forêt profonde
Les glycines poussent chaque année un peu plus
Nulle préoccupation mondaine ne m'atteint
Parfois un bûcheron chante
Je recouds ma robe de moine au soleil
Je lis des poèmes à la lumière de la lune
Je voudrais dire aux hommes
Que pour être heureux peu de choses sont nécessaires.
*
Au loin les montagnes; les oiseaux se reposent
Les feuilles tombent dans le jardin silencieux
Solitaire dans le vent d'automne,
Un homme debout en robe noire.
*
C'est la fin du jour, tout est immobile
Je ferme la porte de branchages
Le chant des grillons s'apaise progressivement
Les herbes et les arbres s'assombrissent
La nuit est longue, plusieurs fois je remets de l'encens
Le froid s'insinue et j'enfile une robe supplémentaire
En pratiquant la méditation
Le temps passe avec bonheur.
*
Les montagnes et les rivières sont mes voisins
Les nuages voilent mon ombres sur le chemin
Un oiseau me frôle sur le rocher
Je traverse le village perdu dans la neige avec mes sandales de paille
Au printemps je chemine avec ma canne dans un champ plein de soleil
Limpide. Si on saisit sa véritable nature
Les fleurs sont des poussières du monde.
Souvent je monte au temple de la grande compassion
Contempler les nuages et les brumes
Les pins et les cyprès sont vieux de mille ans
Un vent souffle depuis des milliers de générations.
*
De passage dans le temple d'Arima
J'écoute la grêle sur les feuilles de bambous
Dans ma maison natale, on voit peut-être aussi la lune ce soir.
*
Jeune, j'ai laissé mon foyer pour parcourir le pays
M'exerçant à imiter le tigre, je ne suis même pas parvenu à imiter le chat
Si on m'interrogeait sur ce que je pense vraiment, je dirais:
"Je suis le même que le jeune Elzo, mais en vieux".
*
Plus de soixante dix ans ont passé.
Ce que les hommes appellent le vrai et le faux ne me concerne pas
La neige de la nuit a effacé les traces de mes pas
Sous la fenêtre brûle l'encens.
*
même lorsque
je n'ai pas eu assez à manger
au fond de mon bol
de soupe de riz apparaît
mon ombre
sorti
pour mendier mon riz
dans la prairie printanière
je me suis mis à cueillir des violettes
la journée déjà se termine
si les manches de ma robe
teinte à l'encre noire
étaient plus larges, j'y abriterais
le peuple de ce monde flottant
où tout est à l'envers
*
ramassant du bois
puis traversant le pont
dans la brume du soir
l'automne se termine
qui pourrait comprendre
ma mélancolie
le voleur parti
n'a oublié qu'une chose,
la lune à la fenêtre
Le ciel pur d’automne
Un boqueteau de vieux arbres –
Et cette cabane !
Le ciel clair d’automne
des milliers de moineaux –
le bruit de leur ailes
Tendre souvenir :
la coiffure des enfants –
violettes en fleur
La fenêtre ouverte
tout le passé me revient –
bien mieux qu’un rêve !
De tous petits groupes
de hérons passent dans le ciel –
crépuscule d’automne
Combien sont-ils donc
avançant en zigzaguant
les marchands de sardine ?
Sans être poudrée -
la blancheur de ton visage
jeune mariée !
Brûlant du bois mort
quand vient le soir on entend
la pluie automnale
A l'ombre des arbres
du mont Kugami, dans cette cabane
j'aimerais vieillir.
*
Encore ?
Trop paresseux pour être ambitieux,
je laisse le monde prendre soin de lui-même.
Dix jours de riz dans mon baluchon ;
un tas de brindille près du feu.
Pourquoi bavarder à propos des illusions et de l'illumination ?
Écoutant la nuit, la pluie tomber sur mon toit,
je m'assois confortablement, mes deux jambes étendues.
* * *
Retournant dans mon village natal après bien des années d'absence :
malade, je suis entré dans une auberge de campagne et ai écouté la
pluie.
Une robe, un bol, voilà toute ma fortune.
J'allume l'encens et m'assois avec beaucoup de peine pour méditer ;
derrière la fenêtre sombre, toute la nuit, il n'a cessé de bruiner -
en moi, les souvenirs poignants de ces longues années de pèlerinage.
* * *
Dans ma jeunesse aspirant à devenir un saint
j'ai délaissé mes études.
Vivant austèrement comme un moine mendiant
j'ai vagabondé ici et là durant maints printemps.
Finalement je suis retourné chez moi pour m'établir sous un sommet
rocailleux.
Là, je vis paisiblement dans une hutte d'herbe,
en écoutant le chant des oiseaux.
Les nuages sont mes meilleurs voisins.
Au-dessous de moi, coule une source d'eau pure où je vais rafraîchir
mon corps et mon âme ;
Juste Au-dessus, s'élèvent pins et chênes qui donnent ombrage et
broussaille
Libre, si libre, jour après jour -
que je ne veux jamais partir d'ici !
* * *
Un simple sentier sillonnant entre dix mille arbres,
Une vallée brumeuse cachée parmi un millier de sommets.
Ce n'est pas encore l'automne pourtant les feuilles tombent ;
Il ne pleut pas beaucoup, pourtant les rochers poussent sombres.
Avec mon panier, je cueille des champignons ;
avec mon seau, je prends de l'eau pure à la source.
À moins que vous ne fassiez exprès de vous perdre
vous ne pourrez jamais arriver, si loin, jusqu'ici.
* * *
Je monte jusqu'à la Salle de la Grande Compassion
et contemple les nuages et la brume.
De vieux arbres s'étirent vers le ciel,
une brise fraîche murmure depuis dix mille générations.
En bas, le torrent du Roi Dragon -
Si pur que l'on peut voir jusqu'à sa source.
Au passant je crie,
« Viens et regarde ton reflet dans l'eau ! »
* * *
J'ai fait pousser autour de ma hutte
des plantes et des fleurs.
Maintenant, je m'en remets
à la volonté du vent.
* * *
Dans mon ermitage un volume des poèmes de la Montagne Froide -
C'est mieux que n'importe quel sutra.
Je recopie ses vers et les envoie à mon entourage
Savourant chacun d'eux, encore et encore.
* * *
La nuit, au cœur des montagnes
Je m'assois pour méditer.
Les affaires des hommes jamais ne m'atteignent ici :
Tout est calme et vide,
La nuit sans fin a avalé tout l'encens.
Ma robe est devenue un habit de rosée.
Ne pouvant dormir, Je marche dans les bois -
Soudain, au-dessus du pic le plus haut, la pleine lune apparaît.
* * *
Dans le calme, près de la fenêtre vide
Je m'assois correctement pour la méditation, portant ma robe de moine.
Le nombril et le nez alignés,
les oreilles parallèles aux épaules.
La clarté de la lune envahit la pièce ;
La pluie s'arrête mais l'avant-toit continue à goutter.
Parfait est cet instant -
Dans l'immense vide, ma compréhension s'approfondit.
* * *
Déchirée et en lambeaux, déchirée et en lambeaux
déchirée et en lambeaux est cette vie.
La nourriture ? je la mendie sur ma route.
Les arbustes et les buissons ont depuis longtemps envahi ma hutte.
Souvent la lune et moi, nous nous asseyons ensemble toute la nuit,
et plus d'une fois, je me perds parmi les fleurs sauvages,
oubliant de rentrer chez moi.
Ne vous demandez pas pourquoi j'ai quitté la vie en communauté :
comment un moine aussi fou pourrait-il vivre dans un temple ?
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Source : http://www.haikuspirit.org/ryokanFR.html
Le voleur ne l'a pas prise ~
la lune
à la fenêtre
Le vent a apporté
juste assez de feuilles
pour le feu
La fenêtre ouverte
me revient en mémoire
mieux qu'un rêve
Notre monde ~
un faible écho de montagne
vide et irréel
En sueur, à bout de souffle,
il monte jusqu'ici
le vendeur de sardines
Jeune étang ~
une grenouille plonge
sans le moindre bruit
(Référence au célèbre haïku de Matsuo Basho)
Traduction : Gilles Fabre